Une compositrice à découvrir
« Vous leur permettez, messieurs les académiciens, d’être bonnes lectrices, vous trouvez également bon qu’elles soient habiles accompagnatrices ; pourquoi donc ne leur laissez-vous pas la liberté d’être compositrices ? »
C’est au sujet de Louise Farrenc que la Revue et Gazette musicale de Paris réclame l’utilisation du nom féminin dès 1847. Il faut dire que cette pianiste et compositrice de renom a alors déjà publié plusieurs de ses œuvres, reçu les louanges de Schumann, et surtout composé trois grandes symphonies, qui seront jouées en public. Son Nonette, qui date de 1849, sera présenté dans une version inédite à l’enregistrement pour quintette à deux violoncelles (la compositrice a elle-même écrit la version pour quintette à cordes avec une contrebasse). Il est complété par le Trio op. 34 (1844) et les Variations sur un thème du Comte Gallemberg, originellement écrites pour piano et orchestre, dans une réduction de la compositrice.
Pianiste virtuose, compositrice et professeure au Conservatoire de Paris, Louise Farrenc (1804–1875) fut une figure musicale majeure de son temps. Admirée par ses contemporains, elle s’imposa par la force de son écriture comme par l’ampleur de son talent.